Andorre

Principauté d’Andorre

Coprincipauté dirigée conjointement par un évêque catalan et le président de la République française, Andorre est le dernier vestige vivant de la féodalité pyrénéenne.

Héritage

Les paréages de 1278 et 1288, actes féodaux réglant un conflit entre le comte de Foix et l’évêque d’Urgell, sont toujours la base constitutionnelle du pays : c’est probablement le plus ancien arrangement institutionnel encore en vigueur en Europe.

Histoire

La tradition attribue à Charlemagne la fondation des vallées d’Andorre en remerciement de l’aide contre les Maures. Les paréages du XIIIᵉ siècle instituent la coprincipauté, dont les titulaires sont aujourd’hui l’évêque d’Urgell et le président français.

Longtemps pauvre et isolée, la principauté vit du pastoralisme et de la contrebande. L’ouverture des routes et la fiscalité avantageuse la transforment après 1950 en destination commerciale et touristique.

La Constitution de 1993, approuvée par référendum, fait d’Andorre un État de droit doté d’un parlement souverain, tout en conservant les coprinces. Le pays n’est pas membre de l’Union mais utilise l’euro par accord monétaire et négocie depuis 2015 un accord d’association avec Bruxelles.

Repères chronologiques

1278 Moyen Âge

Premier paréage

L’acte féodal partageant la souveraineté est toujours la base constitutionnelle du pays.

1607 Époque moderne

Coprincipauté confirmée

Henri IV fixe que le roi de France, puis le chef de l’État, sera coprince.

1993 Époque contemporaine

Constitution démocratique d’Andorre

Andorre devient un État de droit souverain et entre à l’ONU la même année.

2011 Construction européenne

Accord monétaire avec l’UE

La principauté est autorisée à émettre ses propres euros.

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